Pascaline ZAMUDA

Pascaline ZAMUDA, une militante infatigable

Actuellement Directeur Général adjoint du Fonds National de l’Habitat, Pascaline ZAMUDA est Sociologue, Experte en genre, communication, leadership, entrepreneuriat et plaidoyer, gestionnaire d’entreprises. Promotrice des centres d’incubation des jeunes entrepreneurs et l’autonomisation des femmes.

Activiste engagée contre les violences sexuelles en République Démocratique du Congo, plus précisément dans la région de l’Est, Pascaline ZAMUDA a plus de 10 ans dans ce combat.

Elle a été membre actif de l’Association des femmes des médias du Sud Kivu, où elle a utilisé sa voix pour sensibiliser la population  sur les conséquences dévastatrices de ces violences. Ensemble, elles ont mené des plaidoyers pour un changement sociétal.

En tant que militante dévouée et passionnée , Pascaline ZAMUDA a dédié son temps et ses ressources pour soutenir les survivantes, promouvoir la justice et l’égalité des genres mais aussi  encourager un changement culturel significatif.

 

Une amazone qui inspire la jeunesse féminine grâce à son engagement puisqu’elle incarne les valeurs de l’égalité, de la justice et de l’autonomisation des jeunes femmes et hommes congolais.

Entrepreneure sociale et consultante en genre, Pascaline ZAMUDA est également présidente de l’ONG Cadre de récupération pour l’épanouissement des jeunes (CREEIJ Asbl) , dont le siège est situé à Pakadjuma au quartier Kingabwa dans la commune de limeté.

Parmi ses œuvres sociales figurent la disponibilisation des centres d’autonomisation des filles mères et prostituées à Pakadjuma (Kinshasa, Bukavu et Maniema).

 Sa priorité est d’aider les jeunes et les femmes de son pays à comprendre leurs destins, car elle éprouve depuis son jeune âge, la fierté d’appartenir à un Congo fort et à une belle nation qu’est la RDC.

Dans son histoire familiale, ses combats pour la survie, ses rencontres personnelles ou publiques, Pascaline ZAMUDA  est restée persévérance sans rupture, voilà qui fait sa force au fil du temps.

Une histoire unique, pour une femme unique

Pour la petite histoire, tout a commencé pour elle très tôt et très vite. Un itinéraire captivant qui débute avec la guerre de libération menée par l’AFDL.

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années dit-on, cette ex-déplacée de guerre dans l’Est de la RDC est devenue modèle de la jeunesse féminine congolaise, et ses brillantes qualités morales et intellectuelles sont applaudi par tout le monde .

Issue d’une famille modeste d’un père fonctionnaire de l’Etat et d’une mère commerçante, Pascaline ZAMUDA n’a pas connu une enfance aisée. A 9 ans déjà,  elle a connu sa première expérience de guerre en 1996 et à 11 ans celle de 1998.  Ajoutée à la précarité, ces guerres ont perturbé la vie de Pascaline et de sa famille au point qu’elle pouvait manquer à manger, de quoi se vêtir et étudier était devenu difficile.

C’est en 2005, grâce à l’ONG Search for Common Ground, une ONG internationale venue travailler dans la résolution pacifique des conflits, que Pascaline ZAMUDA a commencé à recevoir une prime pour soutenir ses études en contrepartie d’un travail de jeune reporter pour la promotion des droits de l’enfant en temps des conflits.

C’est là qu’est née la passion et la conviction d’agir et de travailler pour sa communauté. Elle avoue que c’est à l’âge de 15 ans qu’elle a eu conscience et était convaincue de sa responsabilité d’agir comme actrice et ne pas se contenter d’être dans la peau de victime.  Elle a par la suite intégré l’Association des femmes des médias AFEM/SK où elle s’est spécialisée sur les questions du genre et des violences sexuelles. Concomitamment à ce parcours professionnel, Pascaline a poursuivi ses études universitaires qu’elle a clôturé en 2012 par une licence en Sociologie à l’Université officielle de Bukavu avant de poursuivre avec des specialisation  en leadership et droits humains à l’Ecole Nationale d’Administration de Paris, stages de professionnalisation au siège des Nations Unies à New York…

Consciente de la précarité qui gangrène la jeunesse et de la  nécessité d’agir, Pascaline ZAMUDA créé en 2011 le Cadre de Recuperation et d’Encadrement pour l’Épanouissement Intégral des Jeunes, CREEIJ en sigle. Pour elle c’est aussi une manière de donner en retour à sa communauté  ( giving back to the community) en reconnaissance de ce qu’elle a reçu comme encadrement.

A Kinshasa depuis 2013 où elle a été engagée comme conseillère à la Primature de l’Époque, Pascaline y a installé CREEIJ et dans d’autres provinces grâce à son dynamisme et son savoir-faire. Elle dit avoir voulu profiter de l’environnement professionnel de l’époque pour positionner les intérêts de la jeunesse.

C’est dans le même ordre d’idée qu’elle se fait élire comme Vice-Présidente du Conseil National de la Jeunesse en 2015.

C’est donc depuis plusieurs années que Pascaline est active dans le monde humanitaire et communautaire. Elle combine plusieurs engagements et elle a réussi des paris complexes .

A travers des approches novatrices, elle fait de l’accès à l’information et de l’autonomisation, des facteurs clés du développement communautaire.

A travers la mise en place de centres d’autonomisation pour jeunes vulnérables à travers les provinces où se trouvent les bureaux de CREEIJ, elle parvient à contribuer de façon significative à la transformation de vies brisées et des espoirs perdus. C’est le cas de son intervention à PAKAJUMA à Kinshasa en 2017, à KASONGO dans le Maniema en 2016 et à BUKAVU dans le Sud Kivu en 2011 où un centre d’autonomisation a été placé en plein milieu de ce bidonville qualifié de tous les maux.

Pascaline ZAMUDA fait partie des réseaux et plateformes sur différents centres d’intérêts sur le plan local, national, régional et international qui l’ont amené à prendre part à des forums et réunions de plaidoyer en Allemagne, en Afrique du Sud, Nigeria et ailleurs.

Devenue mère, Pascaline continue à nourrir son idée  d’assurer une bonne relève à travers de mécanismes intergénérationnels notamment le mentorat, le transfert des connaissances et échanges d’expériences.

Par le parcours de Pascaline ZAMUDA, il est clair de comprendre que rien, ni la guerre moins encore l’âge, ne peut arrêter une personne passionnée du changement.

MMK