Soeur Josée NGALULA

Soeur Josée NGALULA, une vie consacrée à la réflexion et à l’action 

Née en 1960, Josée NGALULA est parmi les dix femmes qui ont marqué l’Église Catholique en Afrique. Elle est une religieuse, membre de la congrégation de Saint-André, et théologienne catholique de la République Démocratique du Congo, et actuellement professeure de théologie dogmatique dans les institutions théologiques de Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

Cette femme dynamique dont sa théologie se fonde sur l’amour de Dieu et sur l’amour du prochain, que Dieu aime, est considérée comme l’une des plus grandes théologiennes africaines. 

 

Théologienne engagée dans l’accompagnement pastoral de victimes d’abus dans l’Église, A 63 ans, la sœur Josée NGALULA a été nommée en septembre 2021 membre de la Commission théologique internationale, l’instance chargée d’aider le Vatican sur des questions doctrinales importantes.

Elle est donc la première  Africaine nommée à la Commission théologique internationale (CTI).

La Soeur Josée NGALULA impressionne par son calme, sa simplicité, mais aussi par ce désir permanent, qui la caractérise, d’aller à la rencontre des chrétiens et de nourrir sa théologie de ces rencontres.

Une chercheuse de haut niveau

La sœur Josée NGALULA est une grande chercheuse en théologie sur les sujets ci-après : lexicologie chrétienne en langues africaines, théologies africaines, nouveaux mouvements religieux en Afrique, les ecclésiologiques africaines, anthropologie théologique, religion et violence.

Les publications de la sœur Josée NGALULA en lexicologie chrétienne démontrent qu’il est possible de théologiser en langues africaines.

Ses publications sur les nouveaux mouvements religieux en Afrique pointent les défis de leur vitalité pour l’avenir du christianisme au niveau mondial.

Ses publications sur les théologies africaines en dévoilent les thèmes saillants, spécialement les œuvres théologiques produites par les femmes africaines.

Les ecclésiologiques africaines de la Sr Josée NGALULA se focalisent sur la créativité africaine surgie du dynamisme des communautés ecclésiales de base et de la synodalité vécue dans ce contexte. Et en anthropologie théologique, elle a réfléchi sur les incidences de l’identité de Dieu (qui n’est ni masculin ni féminin), sur l’être humain créé à son image et sa ressemblance comme sexué et vivant des relations interpersonnelles souvent violentes.

Et enfin, ses publications dans le domaine de la relation « religion et violence » mettent à jour les mécanismes d’instrumentalisation de la religion au service de la violence, aussi bien au niveau des sociétés africaines, qu’à l’intérieur des institutions religieuses

La Sœur Josée NGALULA  a beaucoup travaillé sur la problématique de la « culture du silence » aussi bien en Afrique que dans le reste du monde, car cette « culture du silence est un facteur important dans la perpétuation des violences sexuelles dans les familles et dans les institutions religieuses.

La «culture du silence” selon elle, permet aux auteurs de violences sexuelles de maintenir leurs victimes sous leur domination.

La sœur Josée NGALULA est une religieuse épanouie et qui fait la fierté du pays. Un modèle pour toutes celles qui veulent vivre selon les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance; cela implique une vie simple et dépouillée, un engagement à ne pas se marier et à se soumettre à l’autorité supérieure de sa communauté.

Maguy MBUKU